Révolution et Empire

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La Règle “JOMINI”– Listes d'Armées

Liste H - Bavière

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Voici les listes d'armées pour ce ou ces pays.
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Histoire.
Au début de la guerre de Sept Ans (1756-1763), l'armée bavaroise compte 8 régiments d'infanterie, 2 de dragons, 3 de cuirassiers, plus une brigade d'artillerie. En 1757, un régiment de cuirassiers est dissous et ses hommes répartis dans les autres unités. Les dragons n'ont qu'une seule compagnie montée par régiment. Les régiments d'infanterie se composent de 4 compagnies de fusiliers de 130 hommes et une de grenadiers de 100 hommes, plus deux canons de 4 livres : l'effectif théorique du régiment (1 800 hommes) n'est pratiquement jamais atteint en fait. Le régiment d'infanterie de la Garde (Leibgarde-Infanterieregiment) compte en principe 3 bataillons dont seulement 2 peuvent être levés. Un corps de hussards, très réduit, tient lieu de gendarmerie militaire. La Bavière fournit 10 bataillons d'infanterie à l'armée des cercles contre Frédéric II de Prusse. Son contingent participe, sans grand succès, aux batailles de Schweidnitz, Breslau et Leuthen en 1757, Troppau, Olmütz et Neisse en 1758.

En 1777, l'extinction de la branche bavaroise des Wittelsbach entraîne la réunion de la Bavière et du Palatinat du Rhin sous la couronne de Charles Théodore, de la branche rhénane. L'armée bavaro-palatine est portée à 10 régiments d'infanterie et adopte l'uniforme bleu clair des troupes palatines.

L'armée bavaroise ne joue qu'un rôle effacé pendant la guerre de Succession de Bavière (1778-1779) qui oppose la Prusse à l'Empire. De 1782 à 1789, Maximilien de Deux-Ponts, futur héritier de l'électorat, sert comme officier dans le régiment de Royal-Deux-Ponts, unité allemande au service de la France.

L'armée bavaroise participe dans les rangs des Impériaux aux guerres de la Première Coalition (1792-1797) et de la Deuxième Coalition (1798-1802) contre la France. Après le recès d'Empire de 1803, Maximilien de Bavière s'allie à Napoléon Ier contre l'Autriche lors de la guerre de la Troisième Coalition. La dissolution du Saint-Empire entraîne celle de l'électorat et la proclamation du royaume de Bavière en 1805. Le royaume devient vassal de l'Empire français dans le cadre de la Confédération du Rhin. Il est allié de la France pendant les guerres de la Troisième, Quatrième et Cinquième Coalition où l'armée bavaroise participe aux batailles d'Ulm, Austerlitz (1805), Abensberg et Wagram (1809). La Bavière y gagne le Tyrol, pris aux Autrichiens, où elle doit réprimer la révolte d'Andreas Hofer. L'armée bavaroise compte 10 régiments d'infanterie de ligne, 3 de chevau-légers, 2 de dragons et 2 de cuirassiers, plus une garde nationale composée de trois classes : infanterie de réserve, Landwehr et garde civique.

Pendant la campagne de Russie, en 1812, l'armée bavaroise forme le 6e corps de la Grande Armée. Elle est commandée par le général français Laurent de Gouvion-Saint-Cyr et comprend la 19e division d'infanterie (Bernard Erasme Deroy), la 20e division (Carl Philipp von Wrede) et deux brigades de cavalerie. Elle subit de lourdes pertes, notamment à la première bataille de Polotsk (17-18 août 1812). Au total, sur 33 000 hommes partis en Russie, à peine 4 000 reviennent vivants.

Pendant la campagne d'Allemagne (1813), la Bavière se retourne contre Napoléon et rejoint la Sixième Coalition. Lors de la bataille de Hanau (30-31 octobre 1813), une armée austro-bavaroise commandée par von Wrede tente, sans succès, d'arrêter la retraite de Napoléon vers la France. Puis une armée bavaroise commandée par Friedrich von Zoller assiège la forteresse de Huningue qui finit par se rendre en apprenant l'abdication de Napoléon (21 décembre 1813 - 15 avril 1814). En 1815, la Bavière se joint à la Septième Coalition et lève de nouveau une armée contre la France mais n'a pas le temps de l'engager.
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H1 - 1790 à 1799

H2 - 1799 à 1806

H3 – 1806 - 1815

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