Révolution et Empire

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La Règle “JOMINI”– Listes d'Armées

Liste N5 : Belgique

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Voici les listes d'armées pour ce ou ces pays.
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Histoire.
Après avoir été le cœur des territoires des francs, ce qui est aujourd'hui la Belgique a surtout été le carrefour de toutes les influences et de toutes les politiques. À l'issue de la guerre de Cent Ans, tous les territoires depuis les îles de la Frise jusqu'à la Picardie étaient aux mains des ducs de Bourgogne, vassaux des rois de France. À la mort du Téméraire au combat en 1477, les Pays-Bas bourguignons échoient aux Habsbourg. Charles Quint ne put empêcher la Réforme de gagner le nord de la zone quand le sud restait obstinément catholiques. A sa mort, le Saint-Empire échoit à son frère et l'Espagne avec ses colonies et les Pays-Bas, dénommés les Pays-Bas espagnols, à son fils Philippe II.

Les pays du Nord, majoritairement calvinistes, se révoltent contre Philippe II. Après une longue guerre (la guerre de Quatre-vingts Ans), ils obtiennent leur indépendance sous le nom de Provinces-Unies. Les provinces du Sud restent possessions espagnoles, après de nombreux troubles, l'extermination des anabaptistes et l'exil de nombreux protestants. Le 17ème siècle sera celui des guerres entre la France, l'Espagne et les Provinces-Unies. Quand Philippe V d'Espagne, petit-fils de Louis XIV, est reconnu roi d'Espagne au traité d'Utrecht en 1713, les Pays-Bas du Sud passent aux Habsbourg d'Autriche et deviennent les Pays-Bas autrichiens.

Le début de la Révolution Française de 1789 entraîna les soulèvements des révolutions brabançonne et liégeoise. Dans la Principauté de Liège, le Prince-Évêque fut chassé par une révolte populaire et libérale qui commença le 27 août 1789. La Révolution brabançonne fut au contraire une réaction bourgeoise et catholique contre les réformes de Joseph II qui voulait régulariser le statut des protestants, réduire l'influence du clergé et éradiquer les libertés des villes et pouvoirs locaux. En 1789, l'insurrection éclate à Bruxelles. Les États-Généraux ne reconnaissent plus l'autorité du souverain et l'armée impériale est battue à Turnhout le 24 octobre 1789. S'ensuivent des proclamations d'indépendance et la création, le 11 janvier 1790, de la confédération des États-Belgiques-Unis. La discorde entre les partis réactionnaire de Vander Noot et progressiste de Vonck gêne cependant considérablement la défense du pays et favorise le retour des troupes régulières Saint-Empire qui rétablissent l'autorité impériale en octobre 1790.

À peine les autorités impériales et le Prince-Évêque étaient-ils rétablis dans leurs possessions que les armées de la 1ère République française envahirent en 1792 puis 1794, puis annexèrent en 1795 le pays, qui traversa la période comme neuf départements français, dans la grande vaque de la Révolution puis de l'Empire. En dépit du poids de la conscription qui enrôle dans l'armée de Napoléon les jeunes gens dont beaucoup laissent leur vie dans les campagnes de Russie et d'Allemagne. Mais, quand les coalisés entrent en Belgique à l'hiver 1813-1814, seule une petite minorité les accueille en libérateurs. En 1814e, la Belgique est mise sous tutelle des Alliés puis, en 1815, intégrée par le Congrès de Vienne au Royaume des Pays-Bas pour reconstituer l'unité perdue des anciens Pays-Bas. À la tête de ce Royaume-Uni des Pays-Bas (ou Royaume des Belgiques) est placé un roi protestant, Guillaume Ier d'Orange.

Le 18 juillet 1815, le roi publie une constitution en vue de la fusion des deux Pays-Bas, rejetée par les notables belges mais adoptée cependant. Cet antagonisme initial s'accrût régulièrement de questions religieuses mais aussi économiques jusqu'à la seconde vague des révolutions en Europe en 1830. Après la défaite hollandaise dans les rues de Bruxelles suivie du bombardement d'Anvers et d'une tentative avortée de retour de l'armée hollandaise en 1831, condamnée par les puissances du traité de Vienne sauf la Russie, la Belgique est reconnue internationalement et dotée d'un statut de neutralité sous la garantie de la France et de l'Angleterre.

Le 26 septembre 1830 est formé un gouvernement provisoire qui proclame l'indépendance le 4 octobre 1830 et le 3 novembre un Congrès national est élu par 30 000 électeurs.Le 4 juin 1831, le prince allemand Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha, oncle de la reine Victoria, devient Léopold Ier, premier roi des Belges. En 1833, la convention de Zonhoven met fin officiellement à l'état de guerre avec les Pays-Bas. En 1839, un traité, le traité des XXIV articles, signé à Londres, rend l'actuel Grand-duché de Luxembourg et une grande partie du Limbourg aux Pays-Bas.

En 1885 a lieu la Conférence de Berlin sur l'avenir de l'Afrique. Entre les zones des grands états reste la grande zone du Congo que nul ne veut laisser à l'un des autres. Y est donc créé l'Etat Indépendant du Congo où les troupes belges, neutres, sont chargées de lutter contre l'esclavage que des marchands arabes exercent contre des tribus au nord-est. Le Congo est pacifié quoiqu'il n'y eut au Congo pendant vingt ans, que quelques centaines de Belges, principalement des représentants du roi et des officiers pourvus de moyens rudimentaires sur le plan militaire. La question de la souveraineté restée pendante est résolue en 1895 quand le Roi des Belges Léopold II devient souverain de l'Etat indépendant du Congo à titre personnel. En 1908, la Belgique annexera le Congo sous la pression de l'opinion publique belge et internationale.

La Belgique se trouvera directement impliquée dès le début des deux guerres mondiales et, envahie et occupée, sera dans le camp des vainqueurs.
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N5.1 – Belgique Armée des patriotes 1789-1790


N5.2 – Belgique - Guerre des Paysans de Flandre (1798)


N5.3 – Royaume de Belgique (1830-1900)

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