Révolution et Empire

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La Règle “JOMINI”– Listes d'Armées

Liste T1 : Chine

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Voici les listes d'armées pour ce ou ces pays.
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Histoire.
En 1368 débute en Chine la dynastie Ming qui remplace les dynasties mongoles, période de renaissance culturelle et économique. L'armée régulière compte alors un million d'hommes. Des expéditions explorent des terres et des mers inconnues avant que la Chine ne se ferme à la fin du XVe siècle. En 1644, les nomades mandchous de l'armée renversèrent la dynastie nationale des Ming, et fondèrent la la dynastie Mandchoue des Tai-Tsing ou Tsing (ou Qing ou Ch'ing ou Tsing), avec Pékin pour capitale.

Au cours du demi-siècle suivant, les Mandchous sous les règnes des 3 grands empereurs Kang-Hi (1661-1722), Young-Tching (1722-1735) et Khian-Loung (1735-1796), s'emparèrent du Yunnan, de la Tartarie (Sin-Kiang, Turkestan chinois), du Tibet, de Taïwan et de la Mongolie, au prix de beaucoup d'or et de sang. En particulier, en 1790, les Qing infligèrent une sévère défaite aux gurkhas népalais qui payèrent tribut. De coûteuses campagnes mirent à la raison les Miao (1746 à 1776) et les musulmans du Nord-ouest dans les années 1780. Ces premiers Qing durent ces succès à la combinaison des performances militaires des Mandchous et de l'efficacité de l'administration chinoise. De grands progrès agricoles furent atteints comme la triple récolte annuelle de riz qui permit à la population de passer au cours du 18ème siècle de cent quatre-vingts à quatre cents millions. En revanche, elle ne réagit pas à la supériorité technique de plus en plus évidente des Européens qui venaient commercer à Canton, notamment dans les domaines des armes ou des navires, ni à leur implantation de plus en plus forte dans l'océan Indien. Au cours du 19ème siècle, le pouvoir des Qing s'affaiblit et la prospérité diminua avec une forte agitation sociale, dont la rébellion de la secte du Lotus Blanc en 1795, une stagnation économique, une croissance démographique explosive, et des ingérences de plus en plus marquées de la part des puissances occidentales.

Kia-King (1796-1820) expulsa les chrétiens du territoire de la Chine en 1815 et dut réprimer la révolte des Huit Trigrammes en 1813. Tao-Kouang (1820-1850) réprima en 1817 et 1827 une rébellion des musulmans du Bassin du Tarim, en 1828 un soulèvement des Tartares musulmans dans la Petite-Boukharie, et en 1831 et 1832 une révolte des montagnards de l'Ouest de l'empire mais surtout dut affronter la guerre suscitée par les Anglais pour maintenir à leur profit l'introduction très lucrative de l'opium en Chine, en 1840. Le traité de Nankin en 1842 donna à la Grande-Bretagne Hong Kong et ouvrit des « concessions » pour les puissances occidentales. Les catastrophes naturelles viennent aggraver les tensions sociales : le Sichuan connaît une terrible famine de 1839 à 1841, de même que le Hunan en 1851. La crue du Yangzi Jiang en 1849 provoque des inondations. En 1851 et 1855, le fleuve Jaune sort de son lit, noyant des milliers de personnes, et contribuant à provoquer la révolte des Nian dans le Nord. Déclenchée en 1851, la révolte des Taiping de Hong Xiuquan aboutit à la création d'une monarchie s'opposant à celle des Qing de l'empereur Hien-Foung (ou Xianfeng 1850-1861), le « Royaume céleste de la Grande paix ». L'empire de Chine, avec des milices organisées par l'aristocratie et l'aide du Royaume-Uni et de la France, mate finalement la rébellion en 1864, au bout d'un conflit particulièrement long et meurtrier ayant fait entre 20 et 30 millions de morts.

En 1843, le traité de Huangpu accorde à la France des droits équivalents à ceux que le Royaume-Uni avait retirés du traité de Nankin. Le traité de Wangxia accorde en 1844 des droits commerciaux aux États-Unis (tout en proscrivant le commerce de l'opium). En 1856-1857 se déclenche la seconde guerre de l'opium. L'Empire Qing, déjà mis en grande difficulté par la révolte des Taiping, n'est pas en mesure de résister : les Qing doivent accepter le traité de Tianjin et celui d'Aigun avec l'empire russe. Mais la Chine peine à accepter tout le traité de Tianjin et en 1860, anglais et français attaquent à nouveau. Les troupes chinoises sont écrasées à la bataille de Palikao et les troupes françaises et anglaises pillent et incendient le palais d'été, tandis que l'Empereur est contraint à la fuite. La Chine est obligée de signer la convention de Pékin. En 1861, le nouvel empereur, Tongzhi (1861-1875), est un enfant de cinq ans. L'impératrice douairière Cixi (Ts'eu-hi) renverse le conseil des huit régents et prend la régence elle-même.

Cixi engagea la modernisation du pays, en intégrant les leçons et la technologie occidentales pour renforcer la Chine. Armes et machines occidentales sont acquises, tandis que des usines à l'occidentale sont construites et que des militaires étrangers sont engagés pour entraîner l'armée chinoise. Mais les nouvelles armées furent défaites par la France (guerre franco-chinoise pour le contrôle de l'Indochine, 1883-1885) puis par le Japon (première guerre sino-japonaise pour le contrôle de la Corée, 1894-1895). Puis, à partir de 1898, ce fut la Guerre des « Poings de la justice et de la concorde », la Guerre des Boxers.
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T1.1 – Armée impériale chinoise jusqu'en 1860

T1.2 – Armée impériale chinoise après 1853


T1.3 – Révolte des Taiping


T1.4 – Autres révoltes

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