Le Moer est une Nation imaginaire d'Alliance.

L'Histoire du Pays de Moër.

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Le Moer est une sorte de confédération d'entités lâches appelée « Myr », elles-mêmes conglomérats de tribus rassemblées sous la bannière d'une famille d'origine de Myko ou locale.

Chapitre 1 : l'envol


En arrière de L'Espera se situe l'Archipel des îles Serey. Lorsque l'ancien pays de Serey s'est effondré lors du Mal de Mangiagobbie, l'anarchie régna partout. Sur une petite île de bâbord, l'île de Myko qui dépendait de la province de Faro, plusieurs grandes familles, plus ou moins apparentées, se sont réfugiées. Un beau matin deux navires apparurent, qui amenaient des cousins et de mauvaises nouvelles : même une île écartée comme celle de Miko n'était plus à l'abri des bandes de pillards errants qui venaient de piller un port proche. Ils avaient des bateaux.

Alors, ils décidèrent d'embarquer sur tous les navires disponibles et d'aller ailleurs. Myko était connue pour ses reproduction des antiques bateaux-dragons dont on disait qu'ils avaient été ceux des ancêtres mais dont rien ne subsistait sauf une grande statue-dragon de proue. Il y avait alors 4 bateaux-dragons , qui servaient surtout pour les grandes fêtes annuelles pour la grande course autour de l'île, chacun jalousement veillé par une famille. Un cinquième était en achèvement. Tout le monde s'y mit et, 3 jours plus tard le nouveau navire fut mit à l'eau eu l'on y fixa solennellement l'antique statue-dragon qu'il était inimaginable d'abandonner.

Un bateau-dragon prend le large

Un bateau-dragon

L'arrivée sur le littoral

Une dizaine de lourds navires de charge et 4 chalands reçurent les troupeaux de moutons, de bovins et de chèvres venus de l'intérieur ainsi que des poneys et des chevaux et les biens les plus précieux, notamment les éléments historiques. Moins d'un habitant sur 20 décida de rester sur l'île et la plupart étaient de vieilles personnes sans familles ou des familles perdues dans les montagnes de l'intérieur qui pensaient être plus à l'abri. A la fin de la semaine, tout le monde embarqua et bientôt les côtes de Myko disparurent à l'horizon. On doubla dans la nuit, porté par un bon vent de bâbord-arrière, les côtes de Serey, parsemées ici et là de flammes comme les phares d'un monde qui s'écroulait et leur disait adieu.

Chapitre 2 : l'accueil


Après quelque temps, la petite flotte atteint l'embouchure d'un grand fleuve, entouré de plaines marécageuses. Ils remontèrent le fleuve, apercevant de temps en temps des villages indigènes et atteignirent finalement les ruines d'une grande ville. Ils n'avaient quasiment plus rien à manger et en arrivant, dans un parc, ils ont trouvé une grande quantité de noyers chargés de fruits. Le premier à débarquer, qui n'était pas originaire des Serey mais d'ailleurs s'écria « Moer ! Moer ! » ce qui signifie « Noix » dans son langage. Le nom est resté. Les exilés se sont installés dans la ville et se sont fortifiés sur la colline centrale dominant le fleuve.

Leur nouveau domaine était une grande plaine parcourue par un grand fleuve descendu de l’amphithéâtre des montagnes et dont les eaux devenues paresseuses dans les zones proches de la mer avaient transformé la plaine en marais. On y trouvait une population d'origine peut-être mélangée mais qui avait alors développé une grande culture commune, notamment une langue, même si leurs conditions de vie étaient fort différentes des marais aux montagnes. On pouvait identifier trois groupes de population. Dans la plaine, ils étaient devenus des cavaliers semi-nomades vivant en tribus, surtout sur l'élevage avec des rares villages d'agriculteurs. Dans les marais vivait une population de pêcheurs et d'artisans utilisant les roseaux mais aussi la faune particulière et les plantes locales. Enfin, les populations des montagnes étaient de rudes éleveurs et chasseurs.

La forteresse d'Aurore au moment de l'arrivée

Les ruines d'Aurore

Quelques forestiers avec des armes traditionnelles/

Un "Roussis"

Les première relations entre les nouveaux venus et les indigènes furent rien moins que cordiales. Les voisins étaient à la fois énervés et inquiets que des étrangers viennent s'installer chez eux, surtout en ce lieu que beaucoup considéraient comme étant hantés par les esprits des morts des années terribles. Et effectivement, de nombreux squelettes jonchaient encore certains quartiers. Mais, une fois tous ces restes pieusement rassemblés dans ce qui deviendra le Grand Cénotaphe et voyant que les nouveaux venus ne cherchaient qu'une terre pour s'installer, des liens se nouèrent. Finalement, les autochtones étaient assez heureux que certains occupent ces terres que chacun avait fui. Et puis, quand les nouveaux venus eurent aidé à repousser des raids des tribus pillardes de l'intérieur, la confiance et le commerce réciproques firent le reste.

Une chose particulière marqua aussi cette époque : une grande parties des familles arrivées de Myko étaient tous plus ou moins roux, ce qui frappa les indigènes qui pensaient qu'ils avaient été frappés par la déesse du feu. Les indigènes les baptisèrent les « Roussis ».

Chapitre 3 : la fusion


Sur une très vieille carte trouvée dans les ruines, le site de la cité ruinée semble s'être appelé « Aurora » avant de porter un autre nom aujourd'hui oublié. Au cours d'une réunion assez houleuse, il fut décidé de donner à la cité reconstruite le nom de « Cité de l'Aurore », et « Aurore » pour simplifier, et de donner le nom de « Moer » (Pays des Noix) au pays tout entier. Ces noms montreront à la fois le nouveau départ et l'accueil amical du pays.

Les nouveaux venus avaient rapidement démontré leur supériorité par leur science du combat et leurs armes mais sans vouloir s'imposer aux indigènes, ce qui d'ailleurs aurait été impossible vu le rapport du nombre. Et en fait, toute la région d'Aurore fut rapidement pacifiée et prospéra. Le déclic se produisit environ un an plus tard quand les représentants de 3 tribus de la plaine vinrent solliciter une famille pour venir s'installer chez eux afin à la fois de les fédérer et les organiser pour qu'ils se protègent mieux contre les raids pillards. Une famille d'éleveurs de chevaux choisit de les accompagner.

Le "Gniaz" de la première famille accepte d'aller s'installer dans un région autochtone

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Deux mois plus tard, deux groupes d'autochtones du bord de mer vinrent à leur tour demander l'installation de familles chez eux et deux familles de marins s'établirent sur la côte où deux ports se développèrent rapidement. En 3 ans, chacune des 20 familles était devenue « responsable » d'un groupe de tribus de la Plaine ou de la côte tandis qu'Aurora restait une cité commune, habitée par des représentants de chaque famille et de plus en plus d'indigènes, y compris des montagnes ou des marais. Ces différentes familles se fixèrent dans les bourgs qui servaient de forteresses à leurs « protégés ». Des unions se produisirent et les nouveaux venus se mêlèrent de plus en plus à ce qui devint leur peuple auquel ils apportèrent une nouvelle culture et une modernité adaptée au pays. Mais tous adoptèrent la langue des autochtones et aussi, comme nom de famille, le nom de leur forteresse siège. Des seigneurs locaux acceptèrent de s'intégrer au nouveau système politique du pays.

Vu le prestige des familles « roussis », beaucoup essayèrent de leur ressembler, notamment en se teignant les cheveux et la barbe. Peu à peu, le terme en vint à désigner l'ensemble de la population, roux ou non.

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