Les Vendanges de l'Autobus

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Ah le cochon !

Tout commença quand Père, en sorte ensorcelé,
Nous amena Jerzy, un petit porcelet.
Pas d’ennuis tout d’abord, nous vivions en villa.
Dans le jardin, Jerzy courrait de ci, de là,
Passant sous les buissons et, petit à petit,
Fit connaître aux rosiers son solide appétit.

Mais ça se compliqua quand nous déménageâmes
Car déjà le Jerzy avait pris… quelques grammes.
Au vingt-deuxième étage et sana même un balcon,
Un porc ne vient jamais qu'en forme de bacon.
Celui-ci remuait beaucoup pour cet usage
Et l’on ne pouvait pas éviter tout tapage.

Les voisins inquiets devinrent goguenards
Quand surent qu’un cochon dormait dans le placard.
Tout se gâta le jour qu’il voulut se pencher
A la fenêtre et commença de se pencher.
On eut juste le temps d’attraper les jambons
Avant que le goret bascule pour de bon.

Imaginez la scène ! Et cette animation
Nous valut un gros sac tout plein de pétitions.
Que faire du goret ? Du boucher, pas question !
D’un zoo alentours nous vint la solution.
Entre un cochon d’Afrique et un cochon d’Asie,
Dès demain, Père colle au zoo ce porc Jerzy.

(en hommage à Gotleib)

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© Vincent Herelle 2016